Etant l'heureux propriétaire depuis cette semaine d'une GTI 230 ch DSG Gris carbone après avoir eu le plaisir de conduire une G7 1,4 TSI 140ch deep black, je peux vous livrer mes premières impressions toutes fraiches.
D'abord les photos :
Avant :

Après :

La première chose qui saute aux yeux c'est bien sûr l'esthétique. Les deux autos sont très belles. Il est étonnant de constater comment une voiture présentée l'année dernière comme fade et sans nouveauté visuelle a su s'imposer en si peu de temps comme un modèle d'équilibre et de beauté classique. Ce n'était pas du tout acquis il y a quelques mois, mais aujourd'hui je la trouve plus belle qu'une classe A ou une Série 1.
La couleur est affaire de goût. Le noir n'est pas une couleur mais scientifiquement une"absence de couleur". Il ne vit que grâce aux reflets de la lumière qui lui est appliquée. Pour les carrosserie galbées jouant avec les dégradés concaves et convexes c'est superbe. Mais la Golf a une esthétique particulière : plus que les rondeurs de tôles chères par exemple à Bang (ex-BMW), elle utilise les ouvrants et leurs lignes dessinées sur la carrosserie pour ciseler un tableau à la limite du cubisme. C'est le style Da Silva et pour cela le noir ne le met pas en valeur. Sur mes photos, constatez comme les bas de portes se perdent sur le noir au contraire du gris foncé. En fait, plus c'est clair mieux c'est. Avantage donc ici au carbon grey qui en plus est un peu plus simple à entretenir et sur le lequel le liseré rouge contraste à merveille. En plus les vitres arrières teintées à 65% semblent dans la même teinte.
Esthétiquement, la GTI est mieux posée que la 1,4. Cette dernière même chaussée en 18" semble moins sportive du fait de sa garde au sol qui laisse apparaitre trop de jeu entre le pneu et la carrosserie (voir la roue de devant sur les photos).
La qualité perçue est supérieure sur la GTI. Les bas de caisses, la grille alvéolée, les feux arrières, l'extracteur, tout semble redimensionné est l'ensemble fait très solide. Je suis moins fan du becquet arrière sur la vitre.
Les logos GTI sont sobres. Mais on les voit 6 fois sur la Performance contre deux fois sur l'ancienne génération. De plus en plus, GTI semble une marque à elle toute seule, un peu comme Lexus pour Toyota. Les étriers en rouge rappellent le superbe liseré avant qui trace sur les vitres des feux avants (de nouveau le jeu des lignes). Sur le gris carbone, c'est du plus bel effet, moins je pense sur le gris clair ou sur le rouge Tornado. En fait, la seule autre couleur qui me plait sut la GTI est le blanc. Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus mais en plus pour les fausses entrées d'air latérales avants qui ressortent mieux et lui donnent un air de Testarossa.
Le cuir Marrakech était ma couleur intérieure sur ma 1,4. C'est joli mais pas consensuelle peut-être. Les surpiqures y sont splendides et la voiture faisait limousine (style petite Mercedes S).
Rien de tout ça sur une GTI, où le cuir noir s'impose naturellement. Là ça fait petite Porsche !

Premier constat : les sièges sont de meilleures qualités sur la GTI. Le rembourrage est plus solide. On ne sent pas l'assise en cuir s'enfoncer dans le vide avant de toucher la mousse.
Deuxième constat : le volant est une pièce d'orfèvrerie sur la GTI. La qualité du cuir est un plaisir pour la préhension. La partie métallique chromée est très généreuse. Le tout améliore encore l'excellent volant de base. Bravo !
La suite dans le prochain numéro.