Ces 2 jours passés au Salon de Francfort ont été très instructifs. Si les professionnels de la profession prédisent la fin des salons tels qu’ils existent aujourd’hui, je peux dire que l’engouement populaire reste intact. Pouvoir s’assoir au volant des Porsche, Audi, BMW, Mercedes, Range Rover, Jaguar... qu’on ne pourra jamais se payer, c’est unique.
Et il y avait beaucoup de monde, surtout le samedi.
Comme j’aime bien faire des classements, je vous propose mes tops et flops de cette édition 2019.
TOP 
:
1- Porsche Taycan : première Porsche 100% électrique. La ligne est à tomber, plus fluide et élancée qu’une Panamera, je trouve. Et l’intérieur est sublime. Petit bémol : pourquoi Porsche a dénommé ses versions « turbo » et « turbo S », c’est grotesque. Mais bon, ça reste malgré tout ma voiture préférée du salon.
2- Honda e : encore une voiture 100% électrique. Celle-ci est plus abordable. J’avais craqué sur le concept. La version de série est un peu moins bien proportionnée, mais elle est très sympa. J’adore aussi l’intérieur. La référence au tableau de bord des premières Honda Civic, le volant et le bois. C’est simple et moderne à la fois.
3- Land Rover Defender : la marque anglaise renouvelle son icône. Toujours casse-gueule. Et pourtant, c’est très réussi. Un petit faible pour la version 3 portes.
FLOP 
:
1- L’absence de nombreux constructeurs : un flop partagé avec la direction du salon, qui n’a pas su proposer des nouvelles conditions pour les convaincre de venir. On dit que les absents ont toujours tort, mais au final, c’est le public qui se sent lésé. Aucun constructeur français, pas de Ferrari, McLaren, Bugatti, Bentley, Volvo, Lotus... Dommage.
2- Les calandres BMW : après l’immonde Serie 7 restylée et la controversée Serie 1, BMW récidive avec le concept Serie 4. L’arrière est plutôt réussi, mais l’avant est horrible.
3- VW ID.3 : je n’avais pas du tout accroché aux photos. Je n'attendais rien d’elle, et pourtant c’est elle que j’ai été voir en premier. Une dizaine de modèles sur le stand VW, dans des finitions et coloris différents. J’ai tout essayé, je suis revenu plusieurs fois. Non, rien. Cette voiture ne me procure aucune émotion. Ni de l’envie, ni du dégoût. Rien. L'arrière est pas mal, mais l’avant est raté. Et que dire de l’intérieur. Ça fait vraiment cheap. Je ne suis pas un ayatollah du plastique moussé, mais là, seul le bandeau de couleur sur le tableau de bord et un petit bout sur les contreportes sont agréables au toucher. Tout le reste est en plastique dur. Et la pauvre tablette posée sur le tableau de bord...
Cette ID3 me fait penser à un prototype des années 80, préfigurant ce à quoi pourrait ressembler l’automobile 35 ans plus tard. On dirait une voiture du film « Retour vers le futur II ». Ça paraît tellement daté, c’est paradoxal.
A moins que VW veuille lancer la mode du « vintage futuriste ».
Heureusement qu’il y a Lamborghini pour mettre de la folie dans ce salon où tous les constructeurs tentent de se racheter une virginité en mettant l’électrique à toutes les sauces. La marque italienne le fait à sa manière en présentant sa première hybride, la
Lamborghini Sian, une voiture extrême qui n’a laissé personne indiffèrent.
Pour terminer, le plus beau concept car du salon, la
Mercedes EQS, annonçant la grande berline 100% électrique.
