Des résultats en trompe-l'oeil, en tout cas pour ces dernières semaines, puisqu'une partie non négligeable des immatriculations ont été faites par les concessions, alimentant ainsi leur parc de véhicules 0 km.
L'Argus nous apprend qu’en août 2018, les ventes directes au réseau ont représenté en France quelques 32.500 véhicules, soit une évolution de +88% par rapport à août 2017. Ces « ventes déguisées » pèsent pour 22% du total des immatriculations du mois.
Les constructeurs ont visiblement anticipé l’entrée en vigueur le 1er septembre des nouvelles normes.
Certains ont eu la main lourde : Jeep, Alfa Romeo, Infinity et Nissan sont les constructeurs dont le ratio "ventes au réseau / ventes aux particuliers" est le plus grand.
Pas directement, mais tous les constructeurs ont procédé à des ventes réseau importantes en août. A des degrés divers, il est vrai.
Porsche (dans le groupe VW) a enregistré des ventes en août 2018 de +321% (!!???). Personne ne croit que les clients se sont précipités à ce point dans les concessions Porsche cet été.
L'article de l'Argus a le mérite de relativiser les bonnes performances de ventes de ces dernières semaines et de les mettre en perspective sur un marché déboussolé par l'entrée en vigueur des nouvelles normes.
Si les résultats du groupe VW sont bons sur les 8 premiers mois de l'année 2018, la fin d'année risque d'être plus douloureuse (voir les problèmes d'homologation de certains modèles VW, qui végètent par milliers sur les parkings de l'aéroport de Berlin).
Je me garderais donc de tout triomphalisme.
L'évolution du marché à mes yeux est conditionnée par trois facteurs pour le marché du neuf :
- Les normes européennes concernant la mise en place du systèmes malus/malus des véhicules thermiques.
- Le prix du pétrole qui est en trin d'augmenter pour deux raisons : le brut de brent augmente, et les taxes aussi, c'est donc la double douloureuse.
En opposition à ça, le marché de l'électrique / tout électrique qui est en train de démarrer sérieusement, tous les constructeurs sont en train de faire leurs annonces, et le début des années 2020 va certainement rebattre les cartes d'un marché qui se focalise autour de la zoé, et de tesla.
Pour prendre exemple sur mon propre cas, ma voiture a fini sa décote importante vu qu'elle date de début 2014, mais étant un gros rouleur, 35/40'000km / an, je vois qu'à l'avenir le prix du carburant va sérieusement peser dans la balance.
Les lois incitant soit à garder son véhicule actuel bien entretenu, soit se tourner vers de l'électrique, j'attends de voir comment va évoluer le marché dans 2 ou 3 ans.
Les premières tesla model 3, devraient (si tout va bien) arriver en 2019 en Europe, et les autres présentations faites par les constructeurs vont s’enchaîner.
Loin de moi la conviction que rouler électrique c'est rouler écolo, il n'en reste pas moins vrai que vu que je ne change pas de voiture tous les 3 ans, il faut avoir le nez un peu creux et se dire que le véhicule de demain ne sera certainement pas un diesel ni un essence, même si les constructeurs historiques font de la résistance.
Mon cas particulier peut rendre avantageux les véhicules électriques grâce à un coût au km bien plus faible, tant que la TICPE n'est pas passée par là....
...bref ça fait maintenant deux semaines que je m’intéresse au sujet suite à la mise en vigueur du cycle WLTP et je considère de plus en plus l'achat d'un véhicule électrique pour mes 120km / jour.
Comme attendu, le marché automobile français a enregistré une chute des ventes aux particuliers sur le mois de septembre 2018 : -12,8% vs septembre 2017.
De grandes disparités selon les marques : Nissan -76,9%, Porsche -69,5%, Audi -55,4%, VW -34,4%, Renault -23,5%... alors que Volvo, Toyota, Hyundai, Peugeot, Citroën et Opel progressent.