Pour limiter la consommation et les émissions de CO2, les constructeurs ont " rallonger " la course de la pédale de l'accélérateur (idem sur les boites mécaniques mais nettement moins flagrant).
Pour rester avec une DSG, l'exemple le plus frappant est entre la gestion de l'ex-Alhambra de ma Mère TDI 140 DSG6 (2014) et son actuel Touran TDI 150 DSG6 (2016). Le Touran est plus léger, plus performant, plus moderne, plus sobre. Mais la réalité est nettement plus nuancée. Avec l'Alhambra (qui avait une pédale au pied

), à mi-course, la voiture tombait au moins un rapport, au kick, elle en faisait tomber deux. Sur le Touran, à mi-course, la voiture repart sur le couple, au kick, elle tombe un rapport. Pourtant, les motorisations sont nettement comparables.
A la sortie de la Golf VII, les ingénieurs ont préféré rallonger la course de la pédale ou en diminuer la sensibilité, de sorte à moins monter dans les tours, rouler davantage sur le couple et ne pas trop aller chercher la puissance, gouffre de consommation évidemment. Pour faire simple, ce n'est pas la DSG qui est plus lente ou mal gérée, c'est simplement qu'il faut appuyer nettement plus sur l'accélérateur pour qu'elle fasse ce qu'on lui demande.
J'ai encore eu l'exemple le weekend dernier où j'ai roulé 150 kms en Polo AllStar 1.4 TDI 90 DSG7. J'étais pressé par le temps et conduisait en mode
arsouille, n'étant pas fan des modes Sport que je trouve caricaturaux, mon pied droit faisant sans cesse des kick-down, puis relâchait la pédale, et réappuyait en bout de course. Avec feu l'Alhambra (ou même la GTE), appuyer jusqu'à la mi-course aurait largement suffi. Comportement identique sur une B 180D 7G-DCT, un Scénic DCI 110 EDC... La chasse à la surconsommation et aux émissions polluantes
Tout cela donne l'impression que nos voitures modernes sont sous-motorisées ou que leurs BVA sont mal gérées, il faut simplement anticiper davantage et ne pas hésiter à les " cravacher "
