Immobilisation sous 24 h en cas de défaut critique
Le plus dur à avaler est sans doute la nouvelle disposition qui prévoit l’immobilisation du véhicule en cas de défaillance technique considérée comme critique. Le texte la prévoit pour tout défaut "constituant un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l'environnement".
Le qualificatif de critique est défini par une liste de 146 défauts jugés intolérables, dont certains se confondent avec les 203 défauts qui motivent aujourd'hui une contre-visite.
On relève quelques exemples dans le Journal officiel de l'Union européenne : pression insuffisante dans le système de freinage, dommage externe sur le circuit de freinage, fuite de liquide de frein, fuite d'air sur l'assistance de freinage, bocal trop sale pour laisser voir le niveau de liquide de frein, câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes ou en mouvement, profondeur des sculptures du pneu non conforme, corrosion du châssis diminuant sa résistance, chute probable de pièces du pare-chocs ou des protections latérales, porte qui ferme mal, siège mal fixé, serrure qui se bloque inopinément, silencieux qui risque de tomber, formation continue de gouttelettes de liquide autre que l'eau.
On le voit, il s'agit là d'exigences raisonnables, qui touchent réellement à la sécurité et l'environnement.
Celui qui n'a jamais changé son liquide de frein au bout de plusieurs années, normal qu'il soit interdit de rouler s'il est défectueux... (préconisé tous les 2 ans)... un exemple.
Ce n'est pas qu'une question d'argent, parfois il s'agit d'être responsable aussi..
